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Comment se porte la fourragère militaire ?

La fourragère, symbole éloquent de bravoure militaire, est un insigne attribué à une unité pour ses actes de courage exemplaires. Comment se porte la fourragère militaire ? Explorons ensemble les origines de cette distinction bien particulière, ainsi que les règles entourant son port.

Des origines agricoles ?

Les origines de la fourragère demeurent quelque peu floues en raison de la confusion entre la fourragère et les aiguillettes.
La fourragère semble tirer son nom et ses racines du milieu agricole, à la fin du XVIe siècle. À l’époque, elle se présentait simplement sous la forme d’une corde à fourrage en chanvre appelée « raquette », portée autour de l’épaule par les dragons autrichiens, dépourvue de ferrets. C’est Napoléon Ier qui lui attribua l’appellation de « fourragère », distinguant ainsi les hussards en jaune des artilleurs en rouge. Cette pratique fut abandonnée à la fin de la guerre de 1870.
Toutefois, la circulaire ministérielle française du 21 avril 1916, qui traitait de la création d’insignes de distinction honorifique, officialisa la fourragère que nous connaissons aujourd’hui. De nombreux pays ont d’ailleurs adopté par le suite le modèle français.

Description et port : un rituel bien précis

Il s’agit d’une cordelette tressée destinée à être portée sur l’épaule gauche de l’uniforme. L’une des extrémités de cette tresse adopte la forme d’un trèfle, tandis que l’autre extrémité est ornée d’un ferret, une pièce métallique conique. Selon un document datant du 21 avril 1916, le ferret de la fourragère peut être en métal uni, mais il existe également des ferrets ciselés arborant des motifs représentant des armes ou des emblèmes militaires. Un nœud à quatre tours et une cordelette complètent l’ensemble, positionnés au-dessus du ferret.
La fourragère se porte enroulée autour du bras gauche, avec un bouton de fixation sous la patte d’épaule, situé à 1 cm de la couture d’épaule.
Lors des cérémonies officielles et des défilés, le port de la fourragère est dénommé « en bataille ». Dans cette configuration, la partie située avant le ferret et le nœud à quatre tours, au lieu d’être fixée sous la patte d’épaule, est attachée à l’un des boutons de plastron de l’uniforme. Le privilège de porter la fourragère est octroyé à tous les militaires faisant partie de l’effectif et inscrits sur les contrôles des corps, compagnies ou unités auxquels elle a été attribuée. Elle est remise de manière solennelle aux nouvelles recrues lors de la présentation du drapeau.
Si un militaire change de corps, la fourragère lui est retirée, mais ceux qui ont acquis des mérites individuels conservent le droit de la porter. En effet, toute personne ayant participé à l’ensemble des opérations, faits d’armes ou actes de bravoure ayant valu l’attribution de la décoration de l’unité peut continuer à arborer la fourragère « à titre individuel », avec l’autorisation du chef de sa nouvelle unité, même après avoir quitté l’unité d’origine. Dans ce cas, elle doit arborer sur sa fourragère un écusson portant le numéro de l’unité ayant obtenu la fourragère.

Avec les médailles, la fourragère représente les récompenses distinctives des militaires. Selon les instructions de l’armée, elle est le rappel collectif d’une décoration attribuée à l’unité, bien que son port puisse être également individuel. Les règles strictes entourant son port, détaillées dans le Bulletin Officiel des Armées (BOEM) n° 307 « décorations », en font un symbole honorifique incontournable, témoignant du courage et de l’héroïsme de l’unité qui la porte.

Tout comme les médailles pendantes et barrettes, le port de la fourragère doit respecter strictement un protocole bien établi. Vous avez besoin de fixer vos médailles et barrettes en vue d’une cérémonie protocolaire ? Procurez-vous l’un de nos kits porte-médailles Honor Holder, qui vous faciliteront la tâche, en vous évitant de fastidieux travaux de couture !